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jeudi 14 juin 2018

Prendre soin de soi n'est pas une option. C'est vital !


Bonjouuur vous ! Dîtes, vous connaissez la "métaphore du masque à oxygène" ? Lorsqu'on se trouve dans un avion et qu'un incident survient, la consigne de sécurité est la suivante : il faut d'abord mettre son propre masque à oxygène. Ensuite, et seulement ensuite, on peut aider une autre personne à mettre son masque. Un enfant par exemple.

Le but de cette métaphore : montrer que pour bien s'occuper des autres, il est important de ne pas perdre de vue ses propres besoins. Qu'il s'agisse de nos enfants, de notre conjoint, de nos parents, frères et sœurs, de nos amis, ou encore de nos collègues, si on ne peut pas respirer soi-même, on ne peut pas s'occuper des autres. Simple. Basique. ;-)


Je me suis remémorée cette métaphore, parce que justement cette semaine, j'ai lu des choses qui m'ont donné envie de crier ! "Je pète les plombs", "je suis à bout et je pleure", "épuisée, physiquement et mentalement", "je suis tellement fatigué que j’attrape le moindre microbe qui passe", "j'ai mal à la tête constamment, et le soir je pourrais aller me coucher à 19h si je pouvais", "je suis usée, je sature", "j'en peux plus" ... 

Toutes ces phrases viennent de la bouche de jeunes mamans.
La première chose qui me frappe, c'est que je suis sidérée de constater à quel point leurs conjoints ne les soutiennent pas spontanément. Ensuite, et c'est là que je veux en venir avec la métaphore du masque à oxygène, il y a un véritable problème de sens des priorités. Pourquoi ? Parce que dans notre société, il parait que c'est mal vu, de s'accorder du temps pour soi. Parce que notre éducation nous a appris que "penser à soi" = égoïsme. Alors, on a peur d'être mal perçu, d'être jugé comme égoïste, égocentrique, individualiste, insensible. On culpabilise. Mais coupable de quoi, au juste ? De se donner du temps ? de se donner de l'amour ? "Il faut être égoïste pour être altruiste", disait le penseur Osho. Il faut savoir se donner à SOI pour bien donner aux autres. A quoi ressemble notre vie lorsqu'on ne prend pas soin de nous ? Arrive la fatigue ... la frustration ... la colère ... la déprime ... Et j'en passe ! 

Examinez la façon dont vous vous traitez. Dormez-vous assez ? Offrez-vous à votre corps une alimentation suffisamment énergétique ? Avez-vous le temps de vous relaxer ? de rêver ? de rire ? Vous méritez de prendre du temps pour VOUS. C'est un besoin vital de vous occuper de vous, pour ensuite bien vous occuper de votre enfant (ou d'autres) ! Vous devez remplir votre réservoir d'énergie, d'amour, et de patience ! Vous devez rallumer votre flamme. Recharger vos batteries.

Ce n'est pas une option ! C'est vital !

A chacun, chacune, de trouver sa façon de le faire. Moi, j'ai besoin de voir mes amis surtout.
Et de flâner seule en ville. Et de prendre régulièrement un bain. :-) Depuis que je suis maman, je suis également très attentive à ce que je mange, le matin surtout. J'ai besoin d'avoir un maximum d'énergie pour bien m'occuper de mon bébé.


Quand je sens que je suis fatiguée, je le dis à mon chéri. "Je dois me reposer". "J'ai besoin d'aller prendre l'air". "Je vais prendre un peu de temps pour moi". Je n'attends pas qu'il propose, je PRENDS ce temps, en m'organisant avec lui et ses contraintes bien sûr, mais voilà ! Parce que je sais que je vais faire de la merde, si je suis fatiguée. C'est tout.

Une chose est certaine : votre bien-être va rejaillir sur ceux que vous aimez.

Tous les dimanches, vous l'aviez peut-être remarqué, je termine mon billet des coups de cœur de la semaine avec une petite formule : "Prenez soin de vous". Je ne le dis pas par simple politesse, comme, ça, dans le vide. J'ai l'espoir secret que cette toute petite phrase fasse écho en vous, rebondisse sur votre cœur pour viser directement votre esprit.

Alors, je vous propose un exercice, cette semaine : trouvez 5 gestes bienveillants à votre égard. Cinq choses juste pour vous. Ne réfléchissez pas à comment vous allez faire. D'abord, écrivez spontanément ce qui vous ferait plaisir, ce qui vous manque, ce qui rechargerait vos batteries et vous ferait vous sentir Vous.


"Souvenez-vous : prenez soin de vous d'abord. On ne peut pas verser dans le verre d'un autre le contenu d'un pichet vide"



jeudi 11 décembre 2014

"C'est moche"


Il y a quelques jours, j'étais en activité avec un groupe d'enfants. Je leur ai appris à faire un petit portefeuille en papier. Alors qu'ils étaient en train de finaliser la décoration de leurs œuvres, l'enfant juste à côté de moi a regardé la sienne, et a dit : "Pff, c'est moche". Je lui ai répondu en souriant : "tu n'es pas très gentil avec toi-même !". Il a haussé les épaules en baissant les yeux. J'ai ajouté : "tu dirais ça à ton meilleur ami ? tu lui dirais que son dessin est moche ?"
"Ben non !", me répond-il. "Alors, pourquoi le dis-tu à toi-même ?" Il a réfléchi un instant, l'air de se dire : "c'est vrai ça !".

Nous sommes souvent durs avec nous-mêmes.
J'ai pris cette petite anecdote, mais j'ai des tas d'autres exemples d'auto-sabotage ! "Je suis nulle", "je suis moche", "je suis grosse", "je n'y arriverais jamais" ... On se prend assez de commentaires de la part des autres, pas la peine de s'en rajouter soi-même ! Vous ne croyez pas ? Ce n'est pas toujours facile, mais je pense que la vie serait plus agréable et plus facile si on cessait de s'auto-flageller. Au moins en prendre conscience, et essayer d'y faire attention.

Dorénavant, si je ne suis pas satisfaite de quelque chose, au lieu de me dire "je suis nulle", je vais plutôt me dire "je ne m'y suis probablement pas prise de la bonne façon, je vais réessayer et ce sera mieux la prochaine fois" ! Ou encore : "bon, ce n'est pas à la hauteur de ce que j'espérais, mais ça n'est pas grave. Et j'aimerais également orienter mes futurs enfants dans ce sens ! :-)


Image : www.maxdepsy.fr

lundi 10 novembre 2014

Billet d'humeur sur la sincérité

Ces derniers mois, j'ai pris une décision : faire preuve de davantage de franchise et d'honnêteté dans mes relations, amicales surtout. Pour résumer : dire clairement les choses, exprimer ce que je ressens. Mon année 2013 a été une année de prise de conscience, et ce début d'automne 2014 a été particulièrement riche d'enseignements également.

J'ose un peu plus "ouvrir ma bouche", dire les choses, demander des explications.
Je crois que je suis encore très maladroite dans ma façon de le faire, mais l'intention est bien là : chasser l'hypocrisie et les non-dits. De façon générale, je ne veux plus de relations fausses, quel qu'en soit la raison. Je sais qu'il y a une différence à faire entre les copains et les AMIS (les fameux que l'on ne compte que sur les doigts de la main), mais j'attends quand même un minimum. Ainsi, tout récemment, quand j'ai appris qu'une de mes copines disait des choses très désagréables sur mon groupe d'amis et moi dans notre dos (et que devant moi elle disait exactement l'inverse), et que je me suis rendue compte qu'elle me jugeait sans détour, sans même avoir pris la peine d'en parler avec moi et d'avoir mon ressenti sur ce sujet-là, j'ai décidé de lui envoyer un message pour voir ce qu'il en était vraiment, et ce qu'elle avait à en dire. Je lui ai exprimé assez clairement (je crois) mon mécontentement, tout en laissant (me semble-t-il) la discussion ouverte. Elle s'est braquée, outrée, n'a pas compris mon message, et a coupé court à la discussion en me supprimant de facebook, laissant notre conversation en plan.

Je trouve sa réaction catégorique et dommage, j'aurais aimé que cela se termine mieux que ça, mais au fond je me dis qu'elle m'a plutôt rendue service. Cela faisait plusieurs mois que cette relation ne nous satisfaisait plus, ni l'une ni l'autre. On a essayé, mais ça n'a pas fonctionné. Je n'ai jamais réussi à être naturelle avec elle. Je crois que c'était assez révélateur. Trop d'incompréhensions entre nous. C'est tout, et ce n'est pas grave.

Aujourd'hui je ne veux plus mettre d'énergie dans ce genre de relations.
Ce n'est pas la première fois que je me heurte à des relations devenues creuses/bancales/hypocrites voire même toxiques (bon, là, ce n'était pas le cas, je ne la considérais tout de même pas comme "toxique", mais ça m'est arrivé par le passé) ... Bien sûr, j'ai ma part de responsabilité dans tout ça (nous avons TOUJOURS des torts, je crois que personne n'est jamais responsable à 100% dans une relation). Mais aujourd'hui, ce qui compte pour moi, c'est de mettre mon énergie et mon amour dans des relations épanouissantes, enrichissantes, positives. Des relations d'amitié et d'amour, basées sur la sincérité, l'honnêteté, la tendresse et l'affection. Pas de non-dits, pas de jalousie. Cela arrive qu'un ami m'agace, et si jamais cet agacement persiste, je choisi d'en parler avec lui. De même, s'il y a la moindre incompréhension. Je veux que les choses soient claires, j'aspire à la franchise. Être franche avec les autres sur ce que je ressens, et que les autres le soient également avec moi ! Je ne veux pas de : "je n'ai jamais osé te le dire", "j'avais peur de te blesser".

Après, je suis contre l'honnêteté radicale, qui consiste à dire TOUT ce qu'on pense. Il est évident qu'à un certain niveau, l'hypocrisie constitue en quelque sorte l'huile des relations sociales. Sauf qu'à mon sens, ça n'est plus de l'hypocrisie, justement. On appelle ça le tact, la diplomatie, la bienveillance. Mais quand quelque chose nous pèse, nous rend réellement triste, nous met en colère, et qu'on sent que ça pourrait nuire à long terme à la relation, il faut en parler. Ne jamais laisser ce genre de choses empoisonner la relation. De même, quand on ne "sent" pas quelqu'un (comme ça a été le cas dans l'histoire que j'ai évoquée au début de ce billet), qu'on sait que la relation ne mènera nul part, pas la peine de s'acharner.

Aujourd'hui, à presque 30 ans, je sais beaucoup mieux sur qui et sur quoi j'ai envie de concentrer.mon énergie, mon attention, et mon amour. Et ça, c'est chouette :-)